03 juillet 2008
>. déliquescences et flatulences

La pièce plongée dans la pénombre sent un peu le moisi. C'est sûr, personne ne fait le ménage dans les coins, ni au milieu d'ailleurs. Cela fait une éternité que Bernard n'a pas touché à un balai. La radio grésillante émet des sons qui ressemblent à des insectes qu'on écrase, tout ici respire la mort, le cadavre gît sur le sol crasseux depuis deux jours. Deux jours, quarante-huit heures, deux mille huit cent quatre-vingt minutes, cent soixante douze mille huit cent secondes.
Il a eu le temps de compter, Bernard, dans l'obscurité de la cuisine.
Il se ressert un verre de whisky pour fêter ce triste anniversaire. Le liquide ambré coule dans sa gorge et il avale son verre d'un trait. Les effluves brûlantes de l'alcool remontent des tréfonds de son corps jusqu'à ses lèvres bleues et froides comme celles du cadavre. Bernard ne sait pas ce qui s'est passé. Il y a eu un cri dans la cuisine, le cri de sa fille et puis tout s'embrouille. Il y avait un homme en noir, un geste vif, du sang bouillonnant, noir et sale. Et le couteau. Bernarda pose le couteau devant lui sur la table.
Sa fille est partie, il ne la trouve plus. Elle est hors de la cuisine sûrement, hors du cauchemar qui retient son père enfermé entre ses murs. Le papier peint jauni se décolle par endroits. De grosses taches de graisse salissent la plaque électrique, et font comme une auréole autour de la casserole d'eau. Les araignées ont élu domicile dans les espaces laissés par les plinthes mal posées. Il avait toujours dit qu'il les réparerait mais sa Micheline était morte avant, le laissant seul avec sa fille.
Le bruit mat du cafard écrasé sous la main de Bernard parvient à peine à le dégoûter. À vrai dire, quand on côtoie des cafards pendant deux jours avec pour seul repas leur chair noire, on n'y prête même plus attention. Parce qu'il ne peut pas se bouger le gros Bernard, il est trop lourd, et il ne sait pas se faire à manger. "Bouge ta graisse Bernard, t'es qu'un lâche, un lâche, un lâche..." se répète-t-il entre deux gorgées de whisky. Il se sent vieux, gras et seul. Où est sa fille ? Pourquoi ne revient-elle pas faire à manger ?
Le cul de Bernard semble bouger un peu, mais ce n'est pas pour se lever, il frémit de peur ce gros pépère trouillard. Il ne veut pas toucher au couteau. Ni au cadavre. Il se sert un nouveau verre. Cela fait deux mille huit cent quatre-vingts six minutes maintenant. La vieille horloge accrochée devant lui le rappelle avec ses tic-tac incessants. Il vide le verre en un mouvement rapide, et approche de lui la liqueur de mirabelle. Il s'en sert une bonne rasade avant d'inclinr la tête et d'effectuer son geste, devenu automatique. Ça brûle, et il pleure.
Bernard enfoui la tête dans ses mains, les coudes posés sur la table. Il pleurniche comme un bébé. Et pendant ce temps, l'horloge s'active, la radio grésille, les rats courent avec les cafards sur le corps du cadavre. Bernard le regarde, puis détourne la tête. Il ne comprend rien, mais alors vraiment rien. C'est qu'il a un peu perdu la tête Bernard, il avait trop bu le jour où il a tué sa fille. C'est-à dire il y a deux mille neuf cent huit minutes.
22:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 juillet 2008
>. restaurange
À nos chers disparus, grand-père, mamie bonbon, Mr Charles, Anne-Marie, à Alain qui avait laissé une fille d'à peine 1 an, à ceux qui restent et qui ont mal, à vos morts, à mes morts et même à la petite fille de 7 ans, portée disparue depuis aujourd'hui.
Elle s'eclipse discrètement de la table où elle partage un repas avec ses amis. Elle avance en direction des toilettes, ses mains se nouent. Elle avale sa salive avec difficulté, c'est comme si un bouchon l'empêchait de faire entrer quoi que ce soit dans son tube digestif. Puis quand elle se retrouve seule, elle évite soigneusement de regarder le grand miroir dressé devant elle.
Elle entre dans une cabine et s'assoit sur la cuvette, ce n'est pas très confortable. Malgré tout, elle y reste, laissant son sourire exploser en mille morceaux et des petites perles incolores pointer juste sous ses yeux. Sa respiration devient alors plus rauque, et elle lève le regard vers le plafond pour fermer les vannes.
Un sourire figé se forme sur sa bouche un peu plus rouge qu'avant. Elle sort un petit miroir de son sac, quelque chose de bien plus intime que la grande glace impersonnelle accrochée au-dessus du lavabo. Pas de traces de maquillage, et de toute façon, aucune larme n'a pu sortir, elle a contenu leur flot.
Alors elle se lève, guindée et souriante. Mais elle ne sort pas, car la grimace qu'elle fait est assez peu convaincante. Elle attend que la joie reprenne naturellement du terrain. C'est l'affaire de quelques secondes. Elle sort en tirant sur la chasse d'eau pour n'attirer aucun soupçon. Quelle difficulté de se cacher à soi-même !
Puis elle tombe nez à nez avec une de ses élèves en larmes devant le miroir. Un coup résonne dans sa poitrine, elle ne s'était pas préparée à cela. Elle passe à côté d'elle en faisant mine de ne rien voir et essaye de filer en douce en direction de la table de classe, bien décidée à retrouver ses collègues.
Pourtant quelque chose la retient. Elle ne peut se résoudre à abandonner son élève, il y a des choses qu'elle ne s'autorise pas, des principes qui l'entravent parfois. Elle interrompt les sanglots de la jeune fille d'un "tu veux en parler ?" lancé du bout des lèvres. Une question qui lui coûte, mais sincère.
Après quelques instants de pleurs, de confidences maladroites et de réconfort assuré, elles repartent d'un même pas. L'enseignante rejoint tranquillement sa place et finit la soirée à écouter, plus que parler. Elle sourit, se montre charmante, oublie un peu qu'elle mourra d'un cancer du dos.
Grand-père est mort d'avoir trop fumé
Mamie bonbon est morte du diabète
Mr Charles et Anne-Marie se sont suicidés
Alain est mort d'un cancer du dos lui aussi
Je les regrette sans pour autant m'en lamenter
Nous étions peu proches.
Quant à vos disparus, vous le savez mieux que moi
La petite fille, c'était moi.
21:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 juin 2008
>. je me lève la nuit avec l'envie de rire
Son coeur bat la chamade, c'est comme si il poussait de toutes ses forces pour s'extirper de sa cage thoracique, sa prison d'os, comme si il ne voulait plus rester en elle, tellement entravé. Elle essaye pourtant de lutter, de lui dire que ce n'est pas de sa faute, mais il ne l'écoute pas, il cogne, il cogne et chaque choc ébranle un peu plus sa poitrine fragile. Il tire, un peu plus fort, un peu plus violemment et chaque coup en elle retentit dans tout son corps. Là, dans ses bras, un enfant est mort, il gît la bouche ouverte, comme si il allait aspirer le coeur qui tend vers lui, qui voudrait lui insuffler un peu de la vie qu'il vient de perdre trop tôt. Elle ne comprend même pas ce qui s'est passé, elle n'entendait plus de bruit et elle est montée pour voir si tout allait bien. "Il a du mourir dans son sommeil..." Quelle horreur de prononcer cette phrase, c'est comme si il était vieux et qu'il s'était éteint doucement. Que va-t-elle dire aux parents ? Elle ne veut pas le lâcher, ce petit corps froid qui lui glace le sang, elle s'y accroche avec fougue. Elle le berce, elle lui donne à boire mais ses petites lèvres refusent de laisser pénétrer l'eau, le liquide de la vie. Elle pleure alors, car son coeur lui fait mal, car ses os vont exploser, car ses idées martèlent son crâne à coup d'horreurs. Ses larmes tombent sur les joues du bébé, elles roulent jusqu'à ses lèvres. Ses larmes font le tour du visage pâle comme la cire. C'est une poupée qu'elle tient dans ses bras, pas un être, pas du tout. Et puis d'ailleurs, ça sert à quoi d'être pour vivre ça ? Elle s'effondre mais lentement, elle se pose sur la couverture colorée, elle se pose avec toujours le bébé dans les bras. Elle le fait jouer, elle lui donne un hochet qu'il ne saisit pas. Tout son organisme refuse de croire ce qui s'est passé, il va bien finir par revenir... Elle le touche, écoute une millième fois une respiration qui ne vient pas, elle appelle à l'aide dans le ventre, dans le coeur du bébé, pour qu'il se remette à battre ! Mais lui revient l'écho de son propre cri.
12:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 juin 2008
>. vérité dans les mensonges

J'étais assise depuis deux heures sur la même chaise. En fait, ça faisait exactement 12 heures, si on ne comptait pas les pauses entre les épreuves. Il me semblait que j'avais passé toute ma vie assise sur cette chaise, à me creuser les méninges, à réfléchir encore plus, à donner le meilleur de moi-même. Maintenant, j'avais peur de prendre racine. Il fallait que je bouge, que je me change les idées. Vous m'direz, si tout le monde faisait ça au bac, ce serait ingérable, mais je ne pensais pas à tout le monde, je ne pensais qu'à ma chaise à laquelle j'allais rester collée si jamais je ne me levais pas. Alors je me suis levé, j'ai laissé la chaise derrière moi, je lui ai dit "au revoir à bientôt", et j'étais heureuse de pouvoir me changer les idées. Tout ça pour me retrouver dans les toilettes à respirer profondément. Et puis il a bien fallu sortir de ce centimètre carré dans lequel je m'étais caché. Ma chaise me manquait un tout petit peu. De plus il fallait que je sois sérieuse. Ah oui "de plus", ça ferait bien dans ma copie ! Alors mine de rien, je me suis lavé les mains, presque en sifflottant. Dans une heure et demie, l'épreuve serait finie, je pourrais aller manger, ne plus penser aux saumons, aux requins et aux rats... Mais ça ne s'est vraiment pas passé comme prévu. Parce qu'elle m'attendait en posant négligemment une épaule contre l'encadrement de la porte. Parce qu'elle m'a regardé d'abord bizarrement, puis plus intensément. Elle s'est approché de moi, je n'avais pas peur, j'étais juste intriguée. Elle n'a pas prononcé un mot mais elle a montré mes bras d'un signe de tête. "Ne vous inquiétez pas, j'ai un chat" Et je suis retourné vers la salle, la laissant avec ses questions. À peine avais-je fait un pas qu'elle m'a pris par le bras, ne voulant pas me laisser partir, disant qu'un chat n'aurait pas pu faire cela, mais sans toutefois me demander pourquoi ces cicatrices. Je ne savais pas quoi répondre, il y a des moments où vous restez pantois devant la curiosité de certaines personnes. Je me suis retournée pour partir dans la salle mais elle m'a pris dans ses bras. C'était troublant. Je ne me suis pas débattu, je ne craignais rien, mais je ne comprenais pas. Elle a passé ses mains sur mon dos mais je n'ai pas réagi. Voulait-elle se faire pardonner quelque chose ? C'est moi qui ai mis fin à l'étreinte, en souriant et me précipitant dans la salle. Quand je croisais son regard, elle faisait comme si rien ne s'était passé. Moi aussi. On est deux inconnues, je ne la verrai probablement jamais mais pourrait-on m'expliquer pourquoi elle a fait ça ? J'ai eu beau replonger avec les saumons, les requins m'attaquaient et les rats trottaient dans ma tête...
Quelqu'un pourra-t-il me dire si je suis la seule à qui ça arrive un mystère comme ça ?
Je ne sais même pas qui elle est.
20:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 juin 2008
>. des astres

Un peu de chaos dans le désordre déjà consternant de ce blog. Le texte est un premier jet, pardonnez les fautes de style…
On était tous amoureux d’elle, c’est normal, elle avait un an de plus et un corps déjà aux prémisses de l’âge adulte. Un corps de femme pour un esprit déjà bien plus mature que le nôtre. Elle avait redoublé et ça nous plaisait sa figure renfrognée au fond de la classe. Avachie sur sa chaise, elle ne prenait aucune note. Elle se posait négligemment à sa table, ne faisant rien de l’heure, le visage fermé. De temps en temps pourtant, elle nous adressait quelques clins d’œil en souriant. Son sourire. Comme il me manque à présent !
Elle n’avait aucune amie, elle traînait des pieds, nous accompagnant toujours car elle savait -et elle avait raison- qu’elle nous plaisait. Ma première fois, ce fut avec elle, comme pour mes amis. On connaissait tous son corps par cœur et c’était la règle. Pas de jalousie, on passait l’un après l’autre. Il arrivait parfois qu’elle s’entiche d’un d’entre nous et restait un peu plus longtemps avec lui. Mais ça changeait toujours de toute façon.
Le sexe. On avait l’impression qu’elle ne respirait qu’avec ça. C’était sa drogue. Et nous on la laissait faire, complètement novices, un peu niais, très maladroits. Peu importait, elle nous apprenait. Elle nous montrait ce qu’était le corps d’une femme et c’est à peu près tout ce qu’on connaissait d’elle. Bien des fois après nos ébats enfiévrés, elle avait glissé sa tête sur mon torse, cherchant une quelconque protection. Mais jamais je n’avais su quoi faire, quoi dire. Parfois, elle pleurait. Je lui demandais alors si je lui avais déplu. Elle riait et prétextait une fatigue passagère, comme ces femmes mystérieuses, qui semblent supérieures à nous, parce qu’elles comprennent davantage de choses. C’est dans ces moments que je me croyais amoureux.
Malgré tout ce que nous faisions, c’était le respect qu’elle nous enseignait le mieux. Quelques-uns de mes amis sortaient avec des filles mais seul l’un d’entre eux avait réussi à décrocher de notre maîtresse. Tous les autres revenaient invariablement à elle, ne cherchant même pas à lutter contre cette pulsion stupide. Elle ne disait rien, leur montrait encore mieux comment on respecte une femme. Elle était l’objet sur lequel ils pouvaient faire passer leur violence, assouvir leurs fantasmes, choses qu’ils n’osaient pas demander aux autres, à leurs petites amies.
Moi je n’était pas comme eux. Je me contentais d’elle, elle m’appelait le " fou fragile " parce que, plus que les autres, je l’aimais et j’aurais voulu percer son mystère. Je m’abreuvait de ses yeux et de son sourire. Je guettais avec inquiétude le vide de son regard quand elle se laissait embrasser. Sa joie communicative de plus en plus rare m’absorbait.
Un jour, je la trouvai apathique sur son lit. Ses yeux étaient rougis et gonflés. Sans un mot, je m’allongeais à côté d’elle et lui caressait le bras, doucement. Tous mes amis étaient à ce moment-là en couple, j’étais le seul à être resté fidèle, à venir la visiter régulièrement. Je lui offris une cigarette qu’elle refusa. Je l’embrassai dans le cou, glissant mes mains fureteuses sur sa peau parfumée. Lentement je la déshabillai. Elle sembla si grisée ! Qu’auriez-vous fait à ma place ? Je croyais lui faire plaisir, mais ce fut un cauchemar. J’avais l’impression d’embrasser un cadavre.
Je me rendis soudainement compte de ce que je faisais. Je ne la consolai pas du tout, au contraire ! Dégoûté, humilié et en colère contre moi-même, je la frappai violemment. Elle sembla se réveiller, un être émergeant de l’eau après une apnée prolongée. Elle me repoussa, je forçai. Ah elle voulait jouer à la femme fatale ? Elle croyait pouvoir m’utiliser à sa guise ? Eh bien non, ça ne se passerait pas comme ça. Elle pleura tandis que je me faisais de plus en plus violent, ignorant ses supplications avec dédain. Elle soufrait, tentait de m’éloigner de toutes ses forces mais je ne cédais pas un pouce de terrain. Je laissai derrière moi non plus une adolescente rebelle mais une femme salie.
Comme dans un songe, je rentrai chez moi, en proie à une furie dévastatrice. En arrivant, je m’écroulait par terre, pris d’un malaise soudain. Je me réveillai peu après, incapable de dire si cette histoire avait été un cauchemar ou la cruelle réalité. Tremblant, honteux, je pris une couche froide. L’eau glacée ruisselait sur ma poitrine et je respirais avec difficulté. Je me frottai énergiquement, comme si cette douche avait été un purgatoire.
Le lendemain, elle n’eut aucune réaction qui put affirmer ou nier les évènements de la veille. Perdu dans mes pensées obscures, je décidai qu’il fallait que je lui pose la question. Nous arrivions à la fin de l’année et elle partirait bientôt. Il fallait donc que je sache la vérité avant son départ. Je me dirigeais vers elle à la fin du cours, la fièvre au front. Elle seule pourrait confirmer.
Dès que la cloche sonna, elle partit prestement et se fondit dans la foule. Désespéré, je la cherchais, comme un fou fragile, je criai son prénom. Au cours suivant, elle sécha. Il me sembla durer une éternité. N’y tenant plus, je prétextai un malaise pour sortir et poursuivre mes recherches. À peine étais-je sortis qu’un cri horrible retentit au fond du couloir. Ce n’était pas sa voix mais la fille hurlait à l’aide. J’arrivais essoufflé auprès d’elle. À ses pieds, une jeune femme, ma bien-aimée. Elle s’était ouvert les veines. C’était donc vrai. Ce que j’avais fait était horrible, innommable. Pourtant le terme me brûlait les lèvres. Je m’adressai à la fillette à côté de moi : " Je l’ai… " commencé-je mais ce mot indicible ne voulait pas sortir ! " … aimé " dis-je avant de m’effondrer sur le sol.
Quelques années plus tard…
À son enterrement, j’ai rencontré son père. Nous nous sommes regardé pendant quelques secondes et il m’a tout raconté. D’un coup. Tout ce qu’il n’avait jamais avoué. Sa femme était morte tôt, d’un cancer. Il n’avait pas d’autre proche que sa fille, qui devait tout faire, car lui se réfugiait dans la douleur de la solitude. Elle devait endosser le rôle d’une infirmière, d’une épouse et d’une mère. Être déjà adulte. Aller le chercher dans les bars, très tard dans la nuit. Un jour, il l’avait frappé. Ce jour-là, c’était la veille de son suicide. Mon angoisse s’intensifia.
Était-ce pour cela que je l’avais trouvé en larmes ? Je ne me rappelais pas avoir vu des traces de coups sur son corps. Son père s’accusait-il de quelque chose de faux ? Était-je l’unique responsable ? Où avais-je seulement rêvé, rien de plus ? J’ai gardé le contact avec son père, nous parlons bien souvent d’elle mais je ne lui ai pas encore avoué mon secret. J’ai essayé de comprendre les raisons de son geste mais peut-être qu’il y a des choses qui ne s’expliquent pas. On ne peut pas tout réduire à un simple fait passé.
20:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 mai 2008
>. insolente politesse

Rendez-vous le 20 juin.
Si j'arrive à tenir mes promesses.
19:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 mai 2008
>. bavardages intempestifs durant le cours

Son oeil mystérieux... Elle semble chercher quelque chose, demander un pardon ou être reconnue. Rêveuse ? Perdue dans les vagues, on ne voit dans son regard que celles qui se brisent contre les rochers... Les vagues arrêtées, réprimées, avortés... C'est de ce petit air fragile qu'elle t'observe... Au fond de ses iris, un reflet... est-il bleu, gris ou vert ?
17:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




